Lutte Contre Le Cancer Infantile

Qu'est-ce que le cancer infantile ?

Les cancers infantiles englobent un large éventail de cancers qui se développent chez les enfants et les adolescents. Ils peuvent entraîner des conséquences graves pour la santé de l’enfant.

Bien qu’ils soient relativement rares par rapport aux cancers chez les adultes, ils restent la principale cause de décès liée à des maladies chez les enfants. Ils constituent d’autre part la deuxième cause de décès chez les enfants de 0 à 14 ans, après les accidents de la vie courante.

Les cancers de l’enfant peuvent par ailleurs se manifester dans divers organes et tissus. Les principaux sont ainsi cités ci-après.

Foulard chimio porté par un enfant avec une perfusion, qui contribue à la lutte contre le cancer infantile

Leucémies

Tout d’abord les leucémies, cancers du sang qui affectent la moelle osseuse. Elles constituent en effet le type de cancer pédiatrique le plus fréquent, avec 30% environ des cas.

Tumeurs cérébrales

Représentant environ 20 % de tous les cancers pédiatriques, les tumeurs cérébrales se développent quant à elles dans le cerveau ou la moelle épinière.

Lymphomes

Les lymphomes touchent ensuite le système lymphatique. Ce dernier correspond au réseau de vaisseaux et de ganglions lymphatiques qui aide en particulier à protéger l’organisme des infections. Ils représentent environ 15 % de tous les cancers pédiatriques.

Tumeurs solides

Les tumeurs solides se développent quant à elles dans les tissus du corps. Il y a donc plusieurs types de tumeur selon leur localisation.

Neuroblastome

Cancer du tissu nerveux, il se développe généralement dans les glandes surrénales (au-dessus des reins) mais peut également toucher d’autres  parties du système nerveux sympathique (cou, poitrine, abdomen, pelvis).

Il compte par ailleurs pour environ 10 % des cancers pédiatriques et survient le plus souvent chez les enfants avant l’âge de 5 ans.

Ostéosarcome

Cancer des os, il affecte les cellules osseuses notamment des os longs des jambes ou des bras, formant environ 4 % des cancers pédiatriques (plus fréquent chez les adolescents).

Souvent associées à une croissance rapide des os, les tumeurs osseuses peuvent alors provoquer des douleurs osseuses.

Rhabdomyosarcome

Cancer des muscles squelettiques, il touche principalement les cellules musculaires striées, responsables du mouvement volontaire.

Il peut en fait se former dans divers endroits du corps, comme les bras, les jambes ou la poitrine, mais également la tête, le cou, les voies respiratoires, la vessie, le vagin.

Il représente d’autre part environ 3 % de tous les cancers pédiatriques.

Néphroblastome

Appelé également tumeur de Wilms, il s’agit d’un cancer qui naît dans les cellules rénales, généralement d’un seul rein.

Il frappe surtout les enfants de moins de 5 ans. Il explique environ 2 % de tous les cancers pédiatriques.

Qui touchent les cancers pédiatriques ?

Les cancers de l’enfant peuvent toucher tous les groupes d’âge, des nourrissons aux adolescents.

Environ 2200 nouvelles personnes atteintes de cancer sont diagnostiquées chaque année en France dans la population infantile, dont 84% chez les moins de 15 ans. 

Certains affectent plus particulièrement certaines classes d’âge. Les neuroblastomes et néphroblastomes par exemple se manifestent le plus fréquemment chez des enfants avant 5 ans.

Comment se manifestent les cancers de l'enfant ?

Lees symptômes peuvent varier en fonction du type de cancer et de l’organe touché.

Certains signes courants comprennent notamment une perte de poids inexpliquée, des douleurs persistantes, des ecchymoses fréquentes, et des changements dans les habitudes énergétiques et alimentaires de l’enfant.

Le tableau ci-après recense par ailleurs les principaux symptômes qui peuvent apparaître avec les principaux cancers infantiles évoqués plus haut.

Changements
Énergétiques
Fatigue, faiblesse générale
Physiques
Pâleur
Fièvre, sueurs nocturnes
Gonflement ou masse (ganglions lymphatiques, abdomen, os…), croissance anormale
Perte de poids
Ecchymoses autour des yeux, taches rouges sous la peau
Douleur
Osseuse ou articulaire
Maux de tête
Abdomen
De comportement
Irritabilité, perte d’intérêt, difficulté de concentration
Perte d’appétit
Dysfonctionnements
Infections fréquentes
Tendance aux saignements
Troubles du système :
* digestif (nausée, vomissement, diarrhée, constipation)
* ou urinaire (miction douloureuse ou plus fréquente, sang dans l’urine)
Troubles visuels
Troubles de la coordination, de l’équilibre ou de la mobilité (faiblesse musculaire, mouvements limités, paralysie)
Troubles du sommeil
Troubles de la parole (parler ou comprendre), convulsions
Problèmes respiratoires (essoufflement, difficulté à respirer)
Hypertension artérielle
Anémie
Fracture

Quels sont les facteurs de risque ?

Contrairement aux cancers chez les adultes, les cancers de l’enfant ne sont souvent pas associés à des facteurs de risque liés au mode de vie.

Certains cancers pédiatriques peuvent en revanche être attribués à des facteurs génétiques, à des anomalies chromosomiques ou à des expositions environnementales, bien que de nombreuses causes demeurent inconnues.

Image d'une loupe sur un crabe symbolisant la recherche de symptômes pour un diagnostic du cancer et le démarrage de traitement (poumon, sein, colorectal, prostate)

Comment se fait le diagnostic du cancer infantile ?

Le diagnostic précoce des cancers pédiatriques est essentiel pour améliorer les chances de guérison :

  • taux de survie plus élevé,
  • localisation à un endroit avant propagation éventuelle à d’autres parties du corps (métastases osseuses par exemple),
  • traitements allégés.

Il se fait tout d’abord par un examen clinique complété par des tests diagnostiques. Ces derniers comprennent ainsi des analyses sanguines, des imageries médicales telles une radiographie, une IRM ou une scintigraphie osseuse, et parfois, des biopsies pour confirmer le type de cancer.

Comment lutte-t-on contre le cancer infantile ?

Le traitement des cancers pédiatriques varie en fonction du type de cancer, de son stade et de la santé générale de l’enfant.

Les principales modalités de traitements du cancer comprennent la chirurgie, la chimiothérapie, la radiothérapie et, dans certains cas, la greffe de cellules souches. Avec la thérapie ciblée détruire les cellules cancéreuses présentant certaines anomalies moléculaires peut également s’avérer nécessaire dans la lutte contre le cancer infantile.

Les protocoles de traitement sont souvent adaptés de manière spécifique pour chaque patient. Ils peuvent ensuite évoluer en cours de parcours selon leurs résultats et l’avancée en âge du patient (d’adolescent à jeune adulte).

Chimiothérapie

Il s’agit d’un médicament qui détruit les cellules cancéreuses.

Certains de ces médicaments existent sous forme orale (comprimés ou gélules à avaler). La majorité s’administrent cependant par voie intraveineuse.

Afin de réaliser des perfusions répétées, on installe par ailleurs un dispositif au niveau du thorax ou du bras. Il s’agit en fait d’un tube dont une des extrémités se situe dans une veine cardiaque. On branche alors la perfusion sur l’autre extrémité. Le traitement est ainsi amené directement de l’extérieur du corps dans la circulation sanguine du cœur.

Dans le cas des cancers pédiatriques du sang, la chimio constitue le traitement privilégié.

Chirurgie

Intervention manuelle réalisée par un chirurgien, elle consiste à retirer la tumeur.

D’une façon générale, l’intervention chirurgicale constitue le traitement le plus courant pour les tumeurs cérébrales et solides.

Radiothérapie

La radiothérapie supprime également les cellules cancéreuses, en utilisant les radiations par rayons X.

Elle peut venir seule ou en complément d’un autre traitement dans la lutte contre le cancer infantile.

Greffe de cellules souches

Elle implique de transplanter des cellules souches hématopoïétiques, à l’origine de toutes les cellules sanguines (globules blancs, globules rouges…). Ces cellules transplantées proviennent majoritairement du patient lui-même (on parle d’autogreffe). Elles viennent remplacer les cellules malades par des cellules saines.

Ce traitement s’applique dans certains cas de cancers du sang (leucémie, lymphome).

Synthèse des traitements

Leucémie & Lymphome

Traitement principal : chimio

Autres traitements possibles (en complément de la chimio) : radiothérapie, greffe de cellules souches

Tumeurs cérébrales

Traitement principal : chirurgie

Autres traitements possibles (seuls ou en complément de la chirurgie) : radiothérapie, chimio

Tumeurs solides

Traitement principal : chirurgie, souvent en association avec la chimiothérapie

Autre traitement possible (seul ou en complément de la chirurgie et de la chimio) : radiothérapie

Quels effets secondaires des traitements ?

Bien que les traitements aient pour objectif de guérir l’enfant dans la lutte contre le cancer infantile, ils peuvent également entraîner des effets secondaires indésirables.

Ces effets incluent notamment la perte de cheveux, la fatigue, les problèmes gastro-intestinaux, la suppression du système immunitaire, et des impacts psychologiques.

Afin de les atténuer et d’améliorer la qualité de vie des patients, les équipes médicales travaillent en étroite collaboration.

Quels soins contre les effets secondaires ?

Pour agir sur les symptômes, atténuer les conséquences indésirables des traitements anticancéreux et améliorer la qualité de vie, on dispose de deux types de thérapies :
  • médicamenteuses (contre la nausée ou la douleur par exemple),
  • non médicamenteuses, aussi appelées « soins de support« , « médecines douces », « thérapies complémentaires » ou « interventions non médicamenteuses ».
Les interventions non médicamenteuses (INM) sont ainsi de nature très variée. Elles recouvrent en particulier :
  • des produits, soit consommés comme les aliments ou la phytothérapie, soit utilisés tels les prothèses capillaires ou les vêtements adaptés,
  • des pratiques physiques, comme l’activité physique adaptée ou l’ostéopathie,
  • des pratiques psychologiques, telles la psychothérapie ou l’hypnose ;
  • des pratiques numériques.
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